jeudi 27 janvier 2011

Un petit plaidoyer pour les vins bio



Le buveur de vin invétéré que je suis ne prend souvent pas assez en compte la provenance biologique des vins qu’il déguste. Le vin est un des principaux consommateurs de pesticides et fongicides. Loin de l’artisanat pur et laborieux que l’on cherche à nous faire gober, il s’agit d’une industrie avec une incidence non négligeable sur l’environnement et sur la santé des travailleurs qui cultivent la vigne.


Je suspecte que dans les prochaines années nous retrouverons une conscientisation plus grande face aux quantités énormes de produits chimiques pour faire vivre cette industrie. Je suspecte également les grands producteurs européens de préparer un coup marketing pour se différencier des vins nouveau monde en adoptant massivement tout à coup le bio. Des cépages seraient actuellement développés en Europe pour
survivre aux diverses agressions et aux sécheresses. Ils pourront ainsi horrifier les consommateurs avec les pratiques de leurs compétiteurs qui étaient les leurs il n’y a encore pas si longtemps. (J’espère que le ton du complot vous plait ici… comme c’est agréable de les voir partout!!!! ;o) )


Bon, c’est beau de parler des vins bio mais en voici deux. D’abord un qui me semble à être à éviter… et un autre qui me plaît particulièrement. Je ne suis pas un dégustateur de vin, ce que je vous livre ici est un goût très très personnel.


Château de la Lieue… bof bof rebof… le vin m’a semblé extrêmement acide… bref, les François Chartier et Véronique Rivest de ce monde nous recommandent généralement avec enthousiasme et extase de bons crus, ils oublient généralement de nous prévenir des achats peu recommandables. À mon goût et à celui de mes
convives… bof, bof et rebof… pour ce château.


Montepagano … un autre vin bio, mais celui là à encourager ! Une appellation qui ne me disait rien, mais un vin riche et qui me semble différent des traditionnels cabernet sauvignons et syrah qui goûtent souvent la même chose. Malgré que j'avais été beaucoup plus impressionné par la dernière bouteille que j'avais ouverte (probablement le millésime précédent), je crois sans prétention que cette bouteille mérite un essai.

Une couverture qui émeut.

La couverture du livre de recettes Two Fat Ladies Obsessions est à mon sens l'image la plus émouvante que j'aie dans ma bibliothèque de livres de recettes.  Ce livre a été le dernier de ce célèbre duo.

Lorsque l'on regarde la photo on ne voit rien de spécial au premier coup d'oeil.  Cependant, en regardant de manière un peu plus approfondie, on se rend compte que la "fat lady" de droite semble assez triste.

Sur cette photo, on savait que Jennifer Paterson allait mourir.  Quand on connaît l'histoire, on comprend mieux pourquoi Clarissa Dickson Wright a un peu de difficulté à retenir quelques larmes.

dimanche 23 janvier 2011

Cartes cadeau Loblaws = #FAIL


Vous faites l’épicerie, vous n’avez pas de temps… Alors sachez qu’acheter une carte cadeau chez Loblaws ne devrait pas représenter une solution acceptable. Il faut lire les petits caractères au dessus des stands avant d’acheter. Si l’idée folle d’acheter une carte cadeau chez Loblaws vous prend, sachez que vous devez valider en dedans de 24 heures cette carte via internet. Vous égarez votre facture et oubliez de faire cette procédure parce que recevant des amis le soir, vous étiez trop occupé par vos chaudrons… Tant pis pour vous. Non seulement vous aurez l’air d’un con parce que vous aurez donné une carte cadeau non validée, mais Loblaws refusera de vous rembourser après avoir empoché votre argent.

Plutôt que de nous proposer quelque chose qui nous complique la vie alors peut-être que ce serait plus intéressant de ne rien offrir du tout. Disons que je vais faire un petit effort pour aller chez Metro dans les prochains jours.

lundi 10 janvier 2011

Un livre de recettes pour tous les unir


Nous n’avons jamais autant parlé de créativité, d’expérimentation et de réalisation de soi-même. Pourtant il me semble que nous sommes de plus en plus dépendants des livres de recettes. En essayant de plus en plus de telles recettes, nous ne les faisons généralement pas assez souvent pour pouvoir les perfectionner et les maîtriser de manière parfaite, d'où l'intérêt des classiques de la cuisine.

Peut-être que ce que nous avons besoin ce n’est pas de plus de livres de recettes qui serviront à abattre plus d’arbres et à maintenir la réflexion que nous avons notre société dans un état de superficialité chronique, mais de seulement un ou deux bons répertoires de classiques que nous pouvons perfectionner. Des classiques sur lesquelles nous pourrons expérimenter et adapter à nos fantaisies.

Les classiques sont souvent le fruit de la sélection et du perfectionnement de générations avant nous. Ils représentent des valeurs sûres où nous aventurer. Le livre de Daniel Pinard les Pinardises , le livre de Julia Child ou le New New York Times Cookbook de Craig Clairborne sont des répertoires géniaux qui nous permettent de réussir des valeurs sûres qui seront en mesure de susciter l’unanimité autour de la
table.

Le segment des aventuriers à table dans lequel je fais partie est nous devons l’avouer généralement minoritaire. À moins de partager notre table avec un cercle d’amis faisant partie exclusivement de cette nouvelle espèce appelée les « foodies », il est peut-être plus judicieux de se rabattre sur la sécurité de classiques issus d’une sélection naturelle, méthodologie efficace il va sans dire, pour sélectionner ce que le destin a jugé apte pour nos palais.