dimanche 20 février 2011

Les choix incompréhensibles des touristes

rhum cubain havana club
Cuba est définitivement la patrie du Havana Club!  C'est probablement la meilleure chose que cette île ait à offrir du point de vue culinaire.  Il faut bien sûr avouer que j'ai un fort parti pris pour les alcools bruns.

Sans être un bon bourbon ou un excellent cognac, le Havana Club est à mes yeux quelque chose de délectable.  C'est donc surprenant à mes yeux de voir que dans les tout inclus que j'ai fréquenté, cette bouteille reste sur les tablettes.  Le meilleur flacon derrière le comptoir derrière le comptoir est boudé au profit des daiquiris faits à partir de mélanges, à partir de mojitos peu mentholés ou de divers cafés alcoolisés.

Si ce divin liquide n'était quelque chose qui déshydrate fortement et que je consomme donc en très petite dose avec grande modération, ce serait probablement l'unique alcool que je consommerait dans cette île.  C'est à n'y rien comprendre!  En passant, au retour de Cuba, de grâce, si vous n'en ramenez pas pour vous, pensez à vos amis!

jeudi 17 février 2011

Le mystère de la taille de nos cuisines




Mark Bittman, qui a tenu la chronique The Minimalist dans le New York Times pendant plus de 13 ans, avait une très petite cuisine.  Dans un des articles qui a précédé son abandon de la chronique «the Minimalist, une discussion sur ce qui était nécessaire dans la cuisine a eu lieu.  Aucun gadget, peu de superflu, quelques casseroles, poêles, couteau.  Le minimum.

Les appartements à New York sont bien sûr minuscules, forçant les habitants à minimiser au maximum leurs appareils.  Ailleurs, la taille des cuisines est conditionnée par plusieurs éléments qui sont moins que sensés.  D’une part, pour avoir un grand logement, il faut souvent habiter en périphérie, ce qui demande du voyagement pour travailler et soustrait ainsi du temps nécessaire pour cuisiner.  D’autre part, si l’on habite dans des grandes villes un grand logement est souvent synonyme de travailler davantage.  Donc encore là… moins de temps pour utiliser cet espace "sacro saint". 

Mais on peut se demander quel est le rôle de la cuisine dans le statut social des habitants hors des grandes villes.  Les hommes s’y intéressent maintenant, est-ce que c’est la cause déterminante de l’augmentation de la taille de cet espace vital?  Peut-être la cuisine est l’endroit où nos aspirations sociales sont les plus manifestes.  Nous sommes de plus en plus seuls, et cette pièce est souvent l’endroit qui nous lie aux amis et à la famille.  C’est particulièrement évident dans cette mode des cuisines ouvertes sur le reste de la maison où la famille et les amis peuvent être intégrés dans cet espace.

Autrefois la cuisinière vivait l’essentiel de son temps à la maison avec les enfants.  Cette pièce était un endroit chaud.  Lorsque la mode des cuisines ouvertes sur la maison n’était pas encore en place, souvent, le confort des maisons et leur isolation en hiver laissait à désirer.  Cette pièce était donc chaude et agréable puisque l'espace à chauffer était limité. 

Nos maisons et nos désirs étant souvent modelés par une « appartenance » aux classes auxquelles nous aspirons, elles s’inspiraient des demeures où les domestiques faisaient la cuisine et où l’on ne souhait pas voir ces espèces peu recommandables être en contact avec les êtres supérieurs du séant.  Leurs tâches avilissantes devaient être cachées, loin des pièces nobles. 

Est-ce que c’est la télé qui a forcé un retour de l’intégration de la cuisine au reste de la maison?  Pour des raisons techniques, il devait être beaucoup plus simple de filmer une grande pièce que de petites pièces isolées.  Est-ce que c’est Le Corbusier,  qui insistait pour que l’on remplisse la maison d’air et de lumière?  Je ne sais pas.

Une chose est certaine, est que l’on en soit conscients ou non, cet endroit est le reflet de ce que nous sommes, de nos aspirations et de nos contradictions.

mardi 8 février 2011

Café et temps... la cafetière à dose unique



Le café est définitivement quelque chose qui fait partie de notre culture et qui y est profondément ancré.  Nous avons vu ces dernières années apparaître ce qui à mes yeux est une aberration.  Le summum de notre paresse, de notre manque de temps et de notre contradiction environnementale.  La machine à café maison à capsules uniques.

Autant cette invention peut faire du sens dans un environnement de bureaux, autant elle me semble une aberration à la maison.  Nous n’avons jamais autant été conscientisés environnementalement. Pourquoi avons-nous besoin d’autant de suremballage?  Chaque portion individuelle emballée… cela ne fait pas de sens.  Est-ce qu’il y a quelqu’un qui s’est interrogé sur le bisphenol-A présent dans ces capsules?  Bon, il n’y en a probablement pas trop s'il s'agit d'une catégorie de recyclable no. 5, mais quand même!

Non seulement c’est une pratique qui ne fait pas de sens sur le plan environnemental, mais le rituel que les gens prennent en se sirotant un bon café est totalement évacué.  L’odeur que l’on a en ouvrant la boîte ou le sac de café le matin, le plaisir de s’asseoir en écoutant le tout couler, ou la vapeur monter dans la cafetière italienne… SI au moins on avait un design intéressant comme dans les cafetières Bialetti  ou Alessi  … mais non… une autre machine monstre dans les cuisines qui servira à encombrer les dépotoirs dans quelques années.