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dimanche 8 mai 2011

Du vin local pour l'environnement?

vin local et environnement

Nous avons le loisir dans cette ère de pétrole peu cher de consommer en Amérique du Nord des quantités phénoménales de vin. Cet acte est quelque part contre nature puisque des quantités énormes de liquide doivent franchir des océans et traverser des continents pour nous parvenir. Comme ces derniers sont volumineux et lourds, je serais très curieux de connaître l’empreinte écologique de notre consommation hebdomadaire de vin.

Ne serait-il pas temps d’inclure le coût que nous faisons subir à la nature par notre consommation de vin dans le coût de la bouteille qui traverse plusieurs milliers de kilomètres. Des crédits de carbone pourraient être achetés par exemple pour compenser l’empreinte écologique et s’assurer de pouvoir consommer des bordeaux qui goûteront encore la même chose dans 30 ans.  Ce concept avait d'abord été énoncé par Richard Hawken dans son livre Natural capitalism, un livre gratuit que je vous recommande chaudement.

Je ne suis pas certain que le prix du kiwi que nous consommons soit énormément affecté par des crédits de carbone qui effaceraient son empreinte écologique puisque le transport par la mer, même si de très grandes distances sont parcourues est très souvent plus efficient que transport terrestre qui parcourt de plus petites distances. Par contre, le prix sur la bouteille qui contrairement au kiwi est très lourde, nous ferait peut-être penser deux fois avant de choisir l’Australie comme région de prédilection et l’achat local serait peut-être privilégié. 

Tout au moins, cela nous encouragerait à utiliser d'autres formats que nous snobons actuellement lorsque vient le temps d'acheter une bouteille de vin.  Apparemment, le format tetrapak conserverait le vin mieux que ne le ferait le verre.  Beaucoup plus léger et compact, les gaz à effets de serre qui sont reliés au contenant seraient diminués.  Le contenu lui, resterait bien sûr tout aussi lourd.

Dans les dernières semaines un article de Marie-Claude Lortie dans la Presse mentionnait que les propriétaires du restaurant Noma en Suède ont tenté de mettre la bière à l'avant scène dans leur menu, mais sans succès.  La bière est locale, donc théoriquement plus vertueuse.  Ils ont cependant dû revenir au vin.  Je suis bien conscient que cela fait partie du style de vie de beaucoup de gens, dont le mien.  Par ailleurs, comme énormément d'individus définissent leur statut social par les termes amateur de vin, je doute qu'une taxe quelle quelle soit puisse être imposée.  Cela pourrait peut-être être assez pour faire tomber un gouvernement. ;o)

vendredi 8 avril 2011

Comment nos choix à la pompe affectent la cuisine des autres

jatropha
cc:sapphic - Jatropha
Le New York Times a récemment publié un superbe article sur notre utilisation de la terre pour produire du biocarburant.  C’est très poignant de voir comment nos choix à la pompe à essence constituent en quelque sorte un droit de vie ou de mort sur certaines populations.  Lorsque les prix montent parce que les aliments utilisés traditionnellement dans l’alimentation comme le maïs, le cassava ou l’huile de palme sont utilisés pour faire de l’essence, ce sont généralement les plus démunis qui en paient la note.

Ultimement c’est un facteur de changement mais dont les effets secondaires nous coûtent très cher.  Les migrations clandestines et le coût qu’elles exercent sur notre société sont des facteurs qui devraient être prises en considération lorsque des politiques sont mises en place.  Lorsqu’elles ont faim, les populations se révoltent et vont chez leurs voisins si elles ne peuvent plus se nourrir chez elles.

La nouvelle coqueluche de ces nouveaux biocarburants est le cassava.  Je n’avais jamais entendu parler de cette plante, mais il s’agit en fait du manioc ou du yuca.  Il s’agit d’une des plantes qui possède le plus de potentiel pour le carburant.  Actuellement, elle est principalement utilisée en Asie, mais si ces usines de transformation devaient atteindre l’Afrique, les choses seraient plus catastrophiques, puisqu’en Afrique, il s’agit d’une denrée de base, ce qui n’est actuellement pas le cas en Asie.

En Afrique, les producteurs Européens utilisent la jatropha, une plante qui n’aurait pas de potentiel alimentaire.  Selon Wikipedia, elle serait même toxique pour les humains.  Cependant, ce prétexte est quelque peu hypocrite, puisque ce sont les paysans vivant des noix et de la cueillette dans la savane qui sont les premiers pénalisés par l’espace occupé par cette nouvelle plante. 

En 2010 le pourcentage des grains utilisés pour la production de biocarburants atteignait 6%. Comme quoi notre comportement à la pompe qui fait gonfler les prix du brut et qui stimule la production de biocarburants a un impact majeur sur la cuisine des autres.

mardi 8 mars 2011

Gadgets de cuisines ou actions en bourse?



Plutôt qu’investir dans des gadgets de cuisine, je me demande si on ne devrait pas acheter des actions des compagnies qui les vendent.  Une analyse découverte grâce à Twitter est particulièrement intéressante pour les produits électroniques.  L’auteur a comparé l’investissement dans tous les produits Apple à leur sortie et un investissement équivalent dans l’action d’Apple.  Le résultat est très éclairant sur la rationalité de nos choix. 

En bref, si vous souhaitez prendre votre retraite rapidement, les actions sont préférables aux gadgets électroniques.  Par exemple, si plutôt que de vous procurer un Apple G3 en 1997 vous aviez investi les 5700$ que ce produit valait à l’époque dans des actions d’Apple, vous seriez aujourd’hui l’heureux détenteur de 330 563$.  Est-ce que ce ne serait pas la même chose avec les gadgets de cuisine que l’on nous vend à profusion ??  Malheureusement, Danesco n’est pas une société cotée en bourse… cela aurait pu me donner des idées. ;o)

Sans blague, voici quelques extraits du Houseware show l’évènement annuel des gadgets de cuisine.  Regardez les produits que l’on y propose, je ne suis pas certain que dans 10 ou 15 ans vous vous servirez encore de ce que vous achetez aujourd’hui.  Le New York Times a fait un superbe diaporama avec certains de ces produits.  Il s’agit en fait de ceux qui sont probablement les plus pertinents.  

dimanche 23 janvier 2011

Cartes cadeau Loblaws = #FAIL


Vous faites l’épicerie, vous n’avez pas de temps… Alors sachez qu’acheter une carte cadeau chez Loblaws ne devrait pas représenter une solution acceptable. Il faut lire les petits caractères au dessus des stands avant d’acheter. Si l’idée folle d’acheter une carte cadeau chez Loblaws vous prend, sachez que vous devez valider en dedans de 24 heures cette carte via internet. Vous égarez votre facture et oubliez de faire cette procédure parce que recevant des amis le soir, vous étiez trop occupé par vos chaudrons… Tant pis pour vous. Non seulement vous aurez l’air d’un con parce que vous aurez donné une carte cadeau non validée, mais Loblaws refusera de vous rembourser après avoir empoché votre argent.

Plutôt que de nous proposer quelque chose qui nous complique la vie alors peut-être que ce serait plus intéressant de ne rien offrir du tout. Disons que je vais faire un petit effort pour aller chez Metro dans les prochains jours.