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lundi 10 octobre 2011

Pourquoi acheter du champagne quand on peut avoir du Vouvray?

Tout le monde parle des champagnes pour célébrer, mais honnêtement,  si j'ai quelque chose à choisir, c'est davantage vers le Vouvray ou vers le Crémant d'Alsace que mon choix se porterait.

Cela témoigne de la grande et immense force de l'image de marque d'un produit.  En nourrissant une image prestigieuse et grâce à la notoriété du produit, il est possible pour les spécialistes de la mise en marché de la Champagne de vendre leur produit avec une prime très intéressante.

Je ne nie pas que certains champagnes soient excellents, mais d'après ma courte expérience, je suis convaincu que la grade majorité ne battrait pas d'autres types de vins mousseux dans des tests fait à l'aveugle par "monsieur et madame tout le monde"...

mercredi 10 août 2011

Devrions-nous boycotter les vins ontariens ?

La loi canadienne sur l'étiquetage et l'emballage des produits de consommation au Canada est formelle.  L'étiquetage de produits comme le vin doit être bilingue.  Une exception existe bel et bien si un produit est considéré comme local.  Cependant, le vin ontarien produit dans la vallée du Niagara et vendu à Ottawa ne peut être qualifié de produit local.


Produits locaux

Un produit local est exempté des exigences relatives à l'étiquetage bilingue si :
  • Le produit est fabriqué et vendu dans une collectivité locale ou dans le voisinage immédiat où l'une des langues officielles est la langue maternelle de moins de 10 pour cent des résidents de ce territoire; et
  • Les renseignements devant figurer sur l'étiquette sont donnés dans la langue officielle qui est la langue maternelle d'au moins 10 pour cent des résidents de ce territoire.

Il est donc extrêmement frustrant de vivre en Ontario et de constater le manque de sensibilité à l'identité des francophones de la province qui sont tout de même plus d'un demi million.  Que des producteurs ontariens dans un pays ou l'exposition au bilinguisme est aussi forte soient exemptés d'une loi qui s'applique aux étrangers est à mon avis est une aberration.

Cela illustre bien le fait que 75% des canadiens ne jugent pas important de parler le français.  Hors Québec, c'est 41% de la population qui jugent que ce n'est "pas important du tout".  Cette importance est bien visible sur le site des producteurs de vins ontariens.  Essayez de trouver le bouton "français"!

Malheureusement vivre dans une langue menacée mène à des choix politiques.  Acheter est le choix le plus politique qui soit.  Dans mon cas, si on ne peut pas respecter mon droit d'acheter en français dans mon pays, j'ai d'autres alternatives que les vins "locaux". Acheter une étiquette unilingue anglophone est pour moi "pas important du tout".

Au Québec, l'attitude est totalement différente.  Même si le vin passe par l'importation privée sans passer par les tablettes, même si l'étiquette est à l'origine écrite en français, le langage de la majorité, les lois fédérales sont appliquées à la lettre.  Un article de Vincent Marissal qui a été publié quelques jours après que j'aie planifié ce billet illustre bien comment le langage de la minorité est respecté.  Valeurs différentes? 

jeudi 2 juin 2011

Un exemple à suivre pour les magazines de la SAQ

magazines de la LCBO
La SAQ est souvent citée à raison comme un modèle dans qualité de la sélection qu'elle offre à ses clients.  Cependant, s'il existe un point où elle est surpassée par sa voisine ontarienne, il s'agit des magazines.

La qualité du magazine ontarien est comparable à celle des différentes revues de cuisine que l'on retrouve sur les stands à revues des épiceries... et ce, totalement gratuitement.  Plutôt que de concentrer leur contenu sur les vins, la LCBO a misé sur des recettes de qualité.

Pendant que le positionnement de la SAQ semble se concentrer sur la promotion des bons vins pour faire monter l'achat moyen par bouteille, la LCBO se positionne sur un thème qui semble rejoindre une plus grande portion de la population.  Son objectif serait donc d'augmenter la consommation par habitant.

La conséquence de ce positionnement est qu'au Québec on construit les marques des entreprises vinicoles avec des fonds publics tandis qu'en Ontario, cette identité se construit par des publicités qui sont achetés dans le magazine. Le magazine ontarien ne reste que quelques jours sur les tablettes, il disparaît extrêmement rapidement.  L'équivalent québécois, Zeste n'a ni l'ampleur ni le succès de son cousin ontarien.

Je serais curieux de voir l'impact de chaque magazine sur les ventes de vins par province.

lundi 30 mai 2011

30$ pour séduire !

le fameux porte bouteilles
www.oopmark.ca
Vous voulez amener votre vin à vélo chez vos amis... votre sac à dos ne vous permet pas de montrer à la plèbe que vous transportez chez vos illustres hôtes un bourgogne millésimé ?  Voici votre nouvel outil.  Un porte bouteille de vin pour vélo !  30$ qui vous permettront à coup sûr de vous faire remarquer et qui s'harmoniseront à merveille avec la selle Brooks, est-il besoin de mentionner que la selle Brooks, est l'accessoire indispensable du mâle urbain qui souhaite conquérir le beau sexe ?!  


Avec une bouteille de vin sur son porte bouteille, voici ce qui manquait à votre attirail de séducteurs, beaux adonis des villes! Les visages des vénus que vous croiserez sur votre passage n'auront d'autre choix que de se retourner sur votre sillage, rêvant de cet homme dont la classe, le charme et l'élégance le distinguent de la foule, ignorante des plaisirs raffinés du dieu Bacchus!

http://oopsmark.ca/

dimanche 8 mai 2011

Du vin local pour l'environnement?

vin local et environnement

Nous avons le loisir dans cette ère de pétrole peu cher de consommer en Amérique du Nord des quantités phénoménales de vin. Cet acte est quelque part contre nature puisque des quantités énormes de liquide doivent franchir des océans et traverser des continents pour nous parvenir. Comme ces derniers sont volumineux et lourds, je serais très curieux de connaître l’empreinte écologique de notre consommation hebdomadaire de vin.

Ne serait-il pas temps d’inclure le coût que nous faisons subir à la nature par notre consommation de vin dans le coût de la bouteille qui traverse plusieurs milliers de kilomètres. Des crédits de carbone pourraient être achetés par exemple pour compenser l’empreinte écologique et s’assurer de pouvoir consommer des bordeaux qui goûteront encore la même chose dans 30 ans.  Ce concept avait d'abord été énoncé par Richard Hawken dans son livre Natural capitalism, un livre gratuit que je vous recommande chaudement.

Je ne suis pas certain que le prix du kiwi que nous consommons soit énormément affecté par des crédits de carbone qui effaceraient son empreinte écologique puisque le transport par la mer, même si de très grandes distances sont parcourues est très souvent plus efficient que transport terrestre qui parcourt de plus petites distances. Par contre, le prix sur la bouteille qui contrairement au kiwi est très lourde, nous ferait peut-être penser deux fois avant de choisir l’Australie comme région de prédilection et l’achat local serait peut-être privilégié. 

Tout au moins, cela nous encouragerait à utiliser d'autres formats que nous snobons actuellement lorsque vient le temps d'acheter une bouteille de vin.  Apparemment, le format tetrapak conserverait le vin mieux que ne le ferait le verre.  Beaucoup plus léger et compact, les gaz à effets de serre qui sont reliés au contenant seraient diminués.  Le contenu lui, resterait bien sûr tout aussi lourd.

Dans les dernières semaines un article de Marie-Claude Lortie dans la Presse mentionnait que les propriétaires du restaurant Noma en Suède ont tenté de mettre la bière à l'avant scène dans leur menu, mais sans succès.  La bière est locale, donc théoriquement plus vertueuse.  Ils ont cependant dû revenir au vin.  Je suis bien conscient que cela fait partie du style de vie de beaucoup de gens, dont le mien.  Par ailleurs, comme énormément d'individus définissent leur statut social par les termes amateur de vin, je doute qu'une taxe quelle quelle soit puisse être imposée.  Cela pourrait peut-être être assez pour faire tomber un gouvernement. ;o)

jeudi 27 janvier 2011

Un petit plaidoyer pour les vins bio



Le buveur de vin invétéré que je suis ne prend souvent pas assez en compte la provenance biologique des vins qu’il déguste. Le vin est un des principaux consommateurs de pesticides et fongicides. Loin de l’artisanat pur et laborieux que l’on cherche à nous faire gober, il s’agit d’une industrie avec une incidence non négligeable sur l’environnement et sur la santé des travailleurs qui cultivent la vigne.


Je suspecte que dans les prochaines années nous retrouverons une conscientisation plus grande face aux quantités énormes de produits chimiques pour faire vivre cette industrie. Je suspecte également les grands producteurs européens de préparer un coup marketing pour se différencier des vins nouveau monde en adoptant massivement tout à coup le bio. Des cépages seraient actuellement développés en Europe pour
survivre aux diverses agressions et aux sécheresses. Ils pourront ainsi horrifier les consommateurs avec les pratiques de leurs compétiteurs qui étaient les leurs il n’y a encore pas si longtemps. (J’espère que le ton du complot vous plait ici… comme c’est agréable de les voir partout!!!! ;o) )


Bon, c’est beau de parler des vins bio mais en voici deux. D’abord un qui me semble à être à éviter… et un autre qui me plaît particulièrement. Je ne suis pas un dégustateur de vin, ce que je vous livre ici est un goût très très personnel.


Château de la Lieue… bof bof rebof… le vin m’a semblé extrêmement acide… bref, les François Chartier et Véronique Rivest de ce monde nous recommandent généralement avec enthousiasme et extase de bons crus, ils oublient généralement de nous prévenir des achats peu recommandables. À mon goût et à celui de mes
convives… bof, bof et rebof… pour ce château.


Montepagano … un autre vin bio, mais celui là à encourager ! Une appellation qui ne me disait rien, mais un vin riche et qui me semble différent des traditionnels cabernet sauvignons et syrah qui goûtent souvent la même chose. Malgré que j'avais été beaucoup plus impressionné par la dernière bouteille que j'avais ouverte (probablement le millésime précédent), je crois sans prétention que cette bouteille mérite un essai.